Sur la route des cyclones

Bien ancrée dans l’idéologie que été rime avec une quantité importante de mots à saveur de : soleil, feux, terrasses, sangria et bonheur, j’ai dû rectifier le tire. J’avais oublié un élément principal dans l’hémisphère Sud : les cyclones.

Comme vous le savez surement tous très bien (vous bons géographes), les cyclones se forment dans des zones où il y a de hautes températures de l’eau et de l’air. Je peux vous affirmer qu’ici c’est le cas. Rien de plus rafraîchissant que de se baigner dans un océan à 90 degrés Celsius quand il fait +46 facteur humidex non-inclus. De plus, la saison des cyclones (différente de part et d’autre de la sphère), se concentre de janvier à avril dans l’Océan Indien. Bref, je devais me rendre à l’évidence : j’allais être témoin d’une alerte cyclonique à la Réunion.

Et devinez ce qui s’est passé ce week-end dernier?

Tout se passait normalement dans la planification de la fin de semaine. Continuer la lecture

La vie est un carnaval

La vague de froid est terminée! C’est donc sous un agréable soleil que j’ai pu assister à quelques événements du carnaval biarnés qui a présentement lieu à Pau. L’objectif est de faire revivre la culture et le folklore béarnais. Ça m’a permis d’apprendre, entre autre, que le Béarn est une ancienne province française qui compte actuellement 350 000 habitants et que Pau en est la capitale. Mercredi soir, j’ai participé à l’événement intitulé « La caça a l’ors » (la chasse à l’ours, en béarnais). Ce fut un des moments les plus surprenants de ma vie… L’ours est un grand symbole de la virilité dans le folklore béarnais. Une vingtaine d’hommes déguisés en ours arboraient d’immenses pénis en plastique et pourchassaient, dans le quartier du château, les femmes présentes à l’événement ainsi que la trentaine d’hommes déguisés en demoiselles aguichantes. Bref, je crois qu’il fallait y être, d’autant plus que je n’avais pas encore reçu mon chargeur d’appareil photo oublié à Montréal et que je n’ai donc pas d’images à vous montrer, mis à part cette photo trouvée sur internet qui donne un bon aperçu de l’ambiance:

C’est hier, à mon grand bonheur, que j’ai reçu le colis tant attendu, ce qui me permet de vos montrer Continuer la lecture

I’m singing in the rain

Ici, depuis un mois, c’est la saison des pluies. Bon, eux l’appellent « été », mais moi je trouve que ca a rien d’un été. L’averse me borde dans mon lit, me réveille le matin, m’accompagne au diner…Bon bon, vous voyez le portrait. En fait, dans ma nouvelle chambre de location, on dirait que mon voisin est toujours en train de prendre une douche, car les gouttières donnent sur ma « fenêtre ». Pour vous donner un aperçu de la météo, voici ce forecast blanc et bleu de Sucre.

Continuer la lecture

On prend toujours un train

La fin de semaine dernière, j’ai vécu l’expérience intégrale SNCF. J’ai transité par les gares de Pau, Dax, Bordeaux, Paris Montparnasse et Gare de Lyon, Besançon, Dijon, Valence, Saint-Marcellin, Montpellier, Toulouse et Tarbes. En gros, ma volonté d’assister à une fête du vin avec mon ami Pierre m’aura fait faire un tour du pays en 4 jours durant lequel j’ai eu droit à : un bus bondé qui s’est perdu dans Bordeaux, 4 trains en retard, 1 train supprimé et ma dernière correspondance ratée.
Mon premier arrêt à Paris m’a permis de retrouver Pierre, boire un petit verre, visiter un vide-grenier chic (et y acheter de la breloque), manger un kebab et courir pour attraper notre train vers Besançon.  C’est là que nous rejoignions les amis avec qui nous nous apprêtions à vivre la Percée du vin jaune 2012. Cette fête du vin s’est déroulée dans le magnifique petit village de Ruffey-sur-Seille à une température ressentie de -20. Près de 80 vignerons du Jura répartis sur le site faisaient déguster leurs produits. C’était bon, mais au bout de quelques heures, nous avions l’air de ça :


L’armée française défilait pour surveiller de près les événements :

Dimanche matin, de bonne heure à la gare, nous avons dû improviser un nouveau parcours (c’est ce train-là qui a été supprimé) afin de Continuer la lecture

L’altitude est inversement proportionnelle à la température…

Moi qui suis supposément en géographie, je dois vous avouer que j’ai honte. Je suis partie de Mendoza, dans la chaleur torride d’été Argentin, les aisselles bien mouillées. Je me suis donc dit que ce serait une folie que d’amener mon sac de couchage -5C, mon manteau, mes pantalons longs, mes gilets de sport d’hiver, et mes bottes de marches. Ah, la mauvaise influence de l’Argentine.

Et bien, et voila que je suis arrivé à Sucre il y a de cela environ une semaine, avec les dents qui claquait de froid et le poil bien dressé sur mes jambes dénudées de mes simples shorts. Après un voyage de 18 heures à sillonner les montagnes tropicales qui précèdent l’altiplano Bolivien, et deux heures à me faire réveiller par la pluie glaciale qui me tombait dessus par ma fenêtre de bus qui s’entêtait à rester ouverte, je me suis vite rendu compte qu’à 3000 m d’altitude sous la pluie on se les gèle. Le mauvais géographe que je suis n’avais pas capté que c’était la saison pluvieuse ici, que l’altitude est quelque peu influente sur le climat. Je me repentis.

Continuer la lecture

L’étudiante étrangère en territoire inconnu

La rentrée scolaire à l’île de la Réunion ne signifie pas simplement de remplir les choix de cours sur internet pendant quelques heures ou, encore plus simple, d’aller voir Ariane (la secrétaire du département, un emblème pour nous géographes uqamiens) à son bureau pour qu’elle accepte des cours en Sciences de la Terre auxquels nous n’avons habituellement pas accès. Ni même d’avoir de sérieux dilemmes éthiques et moraux du genre : est-ce que je peux prendre Géomorphologie glaciaire et un autre cours au PK qui se donnent en même temps ?

Non, non et non.

La rentrée à la Réunion est Continuer la lecture